Pire que l’angiologue qui ne connaît pas le lipoedème… celle qui sait, mais ne te dit rien
J’ai été diagnostiquée du lipoedème en 2024, à 38 ans.
Et ce n’est pas grâce à mon angiologue, c’est le moins qu’on puisse dire.
Je la voyais régulièrement depuis quelques temps, car elle me faisait des petites injections pour me débarrasser de mes variscosités moches (merci le lipoedème).
J’ai découvert le lipoedème complètement par hasard, dans un commentaire sur un post Facebook.
Je ne me souviens pas sur quel groupe j’étais.
La postante parlait de ses symptômes et j’aurais tout aussi bien pu écrire son post.
Dans les commentaires, une personne a évoqué le lipoedème.
Ni une, ni deux, j’ai fait une recherche.
Et j’ai tout de suite compris que c’était ça que j’avais.
Je suis retournée chez l’angiologue quelques jours plus tard.
Je lui en ai parlé.
Un peu stressée d’ailleurs, car je m’attendais à ce qu’elle me réponde un truc du genre : “ Mais enfin Madame, il ne faut pas croire tout ce que vous lisez sur Internet ! ”.
J’y suis donc allée prudemment, en mettant les formes.
Mais sa réponse m’a scotchée.
Elle m’a dit exactement : “ Ben oui, c’est du lipoedème que vous avez ! ”
Quoi ???
Et vous ne pensez pas que ça aurait été utile de me le dire ???
J’étais tellement abasourdie que je n’ai rien osé dire.
Elle m’a ensuite dit que je pouvais tout à fait le contrôler grâce à l’alimentation et au sport.
Je suis sortie du RDV dans une colère noire.
Et j’ai pris RDV avec un autre angiologue pour un vrai diagnostic et avec l’espoir d’avoir des conseils plus avisés 😅
Je trouve que c’est pire que de se confronter à des professionnels de santé qui ne connaissent pas la maladie et nous disent de manger moins et bouger plus.
Avoir carrément quelqu’un qui nous suit depuis des années et qui ne nous a jamais rien dit.
Comme si ce n’était pas important.
Comme si ça pouvait se régler avec un peu de discipline et de motivation.
Et toi, tu as des anecdotes du même genre à raconter ? Si oui, poste-les en commentaires.
Lipoedème ton corps !
À bientôt,
Laurence